mercredi 24 mars 2010

[Revue de presse] - [41] - [24 mars 2010]

ATTENTAT DE KARACHI : BALLADUR ET DE VILLEPIN SERONT-ILS ENTENDUS COMME TEMOINS ?
Lepoint.fr
"Le rapporteur de la mission d'information parlementaire sur l'attentat de Karachi, le député (PS) Bernard Cazeneuve, demande l'audition d'Edouard Balladur au terme de son enquête, en raison de soupçons liés au versement de commissions sur la vente de sous-marins français au Pakistan, qui fut conclue sous son gouvernement, en 1994. Les élus de l'UMP, majoritaires au sein de la mission, pourraient toutefois s'y opposer.

"Le rapporteur nous a fait part de son souhait de convoquer M. Balladur", confirme le président de la mission, le député (UMP) Yves Fromion. Mais celui-ci indique, dans Le Point à paraître jeudi 25 mars : "Notre rôle est de rechercher les causes l'attentat. Or aucun élément concret ne permet d'y impliquer M. Balladur." Le rapporteur, Bernard Cazeneuve, n'a pas souhaité réagir à cette déclaration. Selon une source proche de la mission, ce dernier aurait également émis le souhait de pouvoir interroger Dominique de Villepin sur cette affaire, dont il eut connaissance alors qu'il était secrétaire général de l'Elysée, puis ministre des affaires étrangères...."
lin direct : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-03-24/attentat-de-karachi-balladur-et-villepin-seront-ils-entendus/920/0/437067

jeudi 18 février 2010

[Revue de presse] - [40] - [18 février 2010]

UN NOUVEAU TEMOIN CONFORTE LE MOBILE POLITICO-FINANCIER
TF1 news
"Un ancien policier, considéré comme un agent officieux du pouvoir chiraquien et entendu comme témoin par le juge Marc Trévidic dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Karachi, a déclaré être intervenu en 1996 pour empêcher le paiement de commissions au camp d'Edouard Balladur, révèle jeudi Le Point. ..."
lien direct : http://lci.tf1.fr/france/justice/2010-02/karachi-un-nouveau-temoin-conforte-le-mobile-politico-financier-5698137.html


NICOLAS SARKOZY EST AU CŒUR DE LA CORRUPTION
Mecanopolis
"...Les militaires pakistanais auraient donc organisé une opération false flag, de sorte à faire croire à une attentat terroriste aux populations, tout en envoyant un message clair au gouvernement français, qui ne pouvait ignorer la supercherie mais avait intérêt à laisser camoufler la vérité..."
lien direct : http://www.mecanopolis.org/?p=13908&type=1

jeudi 4 février 2010

[Revue de presse] - [39] - [4 février 2010]

OUVERTURE D'UNE ENQUETE POUR CORRUPTION APRES L'ATTENTAT DE KARACHI
LeMonde.fr

"Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire à la suite de la plainte, notamment pour corruption et entrave à la justice, déposée en décembre par les familles de victimes de l'attentat de Karachi, au Pakistan, en 2002. L'enquête a été confiée aux policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF), basée à Nanterre. Six familles de victimes de l'attentat de Karachi, le 8 mai 2002, ont déposé plainte le 14 décembre, dénonçant plusieurs infractions présumées.

Leur plainte est liée à une piste suivie par les juges antiterroristes dans l'enquête sur l'attentat qui a fait quatorze morts, dont onze ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN), en poste à Karachi pour la construction de sous-marins vendus par la France au Pakistan en 1994.

L'enquête, confiée à la Division nationale des investigations financières (DNIF), est susceptible de concerner Nicolas Sarkozy, ministre du budget d'Edouard Balladur, puis directeur de sa campagne présidentielle. L'enquête s'est orientée vers l'hypothèse de représailles pakistanaises après l'arrêt des versements de commissions sur ce contrat, soupçonné d'avoir donné lieu à des rétrocommissions pour financer l'activité politique d'Edouard Balladur, et notamment sa campagne présidentielle en 1995, selon plusieurs témoignages et rapports versés au dossier.

Elle vise également les dirigeants de l'entreprise publique DCN (aujourd'hui DCNS), de sa branche export DCNI "et tous autres" pour "entrave à la justice". Les parties civiles leur reprochent de n'avoir pas communiqué aux enquêteurs antiterroristes un rapport interne à la DCN, évoquant dès la fin 2002 la piste de représailles en raison de l'arrêt des commissions."

lien direct : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/04/ouverture-d-une-enquete-pour-corruption-apres-l-attentat-de-karachi_1301003_3224.html


KARACHI : OUVERTURE D'UNE ENQUETE POUR CORRUPTION
Le coucou de Claviers
'affaire de l'attentat de Karachi franchit un nouveau pas, limité, mais qui constitue néanmoins un progrès. Me Morice, l'avocat des six familles de victimes a en effet annoncé que leur plainte pour «corruption et entrave à la justice» va faire l'objet d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris.
Ce même avocat n'avait pas hésité à souligner en décembre le rôle trouble joué par Nicolas Sarkozy dans le drame, à l'occasion d'une conférence de presse.

« La difficulté qu’il y a dans ce dossier, c’est que M. Sarkozy est au cœur de la corruption parce qu’elle a été validée lorsqu’il était au ministère du Budget»…
L'Élysée de répliquer alors que de tels propos étaient diffamatoires, et de menacer Me Morice, de poursuites.

Au journal de treize heures de ce jour, France Inter donnait à entendre les mêmes paroles de l'avocat: les menaces de M. Sarkozy se sont apparemment dégonflées entre temps...."
lien direct : http://unclavesien.blogspot.com/2010/02/karachi-ouverture-dune-enquete-pour.html


ENQUETE OUVERTE POUR CORRUPTION AUTOUR DE L'ATTENTAT DE KARACHI
Yahoo
lien direct : http://fr.news.yahoo.com/4/20100204/tts-france-justice-pakistan-ca02f96.html

Et toujours : la vidéo de la conférence de presse des familles de victime.

samedi 23 janvier 2010

{Revue de presse] - [38] - [23 janvier 2010]

KARACHI : UN AVOCAT ACCUSE L'ÉTAT D'AVOIR CACHE DES DOCUMENTS CLASSIFIES
Les Echos, AFP
"Me Olivier Morice, avocat de parties civiles dans l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, a accusé vendredi le ministère de la Défense d'avoir "caché" l'existence de documents secret-défense alors que les autorités françaises assuraient que tout avait été transmis à la justice.

Cette mise en cause, dans un courrier transmis au juge d'instruction et consulté par l'AFP, intervient alors que la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a été saisie à nouveau mercredi par le ministère de la Défense qui lui a communiqué, de sa propre initiative, de nouveaux documents classifiés relatifs à cette affaire...."

lien direct : http://www.lesechos.fr/depeches/france/afp_00223939-karachi--un-avocat-accuse-l-etat-d-avoir-cache-des-documents-classifies.htm


ATTENTAT DE KARACHI : MAITRE MORICE FUSTIGE LES MENSONGES DE L'ÉTAT
France soir, Samy Mouhoubi
"L’avocat des parties civiles pousse son avantage. Me Olivier Morice a accusé hier le ministère de la Défense d’avoir « caché » l’existence de documents secret-défense alors que les autorités françaises ont toujours assuré qu’ils avaient été dûment transmis à la justice. Protestant contre un « dysfonctionnement scandaleux de la procédure de déclassification », les parties civiles se réservent selon le conseil « le droit de déposer plainte pour délit d’entrave à la justice. »

C’est par le biais d’un courrier transmis à Marc Trévidic, le juge d’instruction antiterroriste chargé du dossier, que le conseil des familles des défunts met en cause l’Etat français. Cette initiative intervient alors que la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) vient d’être de nouveau saisie mercredi par le ministère de la Défense, lequel lui a communiqué, de sa propre initiative, de nouveaux documents classifiés relatifs à cette délicate affaire à l’origine de laquelle onze salariés de la Direction des constructions navales (DCN) trouvèrent la mort après l’explosion d’une bombe, le 8 mai 2002, dans l’ex-capitale pakistanaise.`
[...]
Parallèlement, l’instruction de Marc Trévidic s’accélère (lire ci-dessous). Le juge a adressé, le 12 janvier, plusieurs commissions rogatoires internationales à la Suisse et au Royaume-Uni en vue d’obtenir des éléments portant sur des faits de corruption imputés avant son élection à Asif Ali Zardari, le président pakistanais, sur lesquels la Suisse et le Royaume-Uni avaient enquêté. Le magistrat soupçonne un possible lien entre l’arrêt net des commissions prévues par le contrat d’armement signé entre la France et le Pakistan avec l’attentat tuant, le 8 mai 2002, onze salariés de la DCN.
[...]

Le juge Trévidic a désormais achevé de réorienter son enquête sur l’hypothèse d’un contentieux franco-pakistanais en marge du contrat de vente de trois sous-marins Agosta dont les salariés de la DCN travaillaient à la construction.

Un rapport baptisé Nautilus, rédigé le 7 novembre 2002 par Claude Thévenet, ex-agent de la DST, à la demande de la société, l’ont amené sur la piste d’un arrêt d’une partie des commissions versées sur ce contrat comme mobile éventuel de l’attentat. Leur versement, soupçonné d’avoir donné lieu à des rétro-commissions vers la France, avait définitivement été suspendu en 1996 sur ordre de Jacques Chirac pour assécher les réseaux d’Edouard Balladur, son « ami de trente ans », dont l’Association pour la réforme, club politique contre lequel les familles des victimes ont porté plainte.

Ces derniers mois, des responsables de la DCN, interrogés par le juge, ont accrédité le contenu du fameux rapport Nautilus. Le magistrat antiterroriste s’échine désormais à vérifier ce postulat en reconstituant le circuit des commissions occultes évaluées à environ 80 millions d’euros, soit 10,25 % du montant prélevé sur le contrat Agosta. Il relate en outre que les commissions versées aux décideurs locaux « s’effectuaient selon un ordre établi par Asif Ali Zardari », l’actuel président pakistanais, plus connu sous le sobriquet de « M. 10 % ». Dès 1997, la justice pakistanaise avait sollicité les chancelleries suisse et britanniques au sujet de faits de drogue et de corruption. Mais aussi sur les avoirs du veuf de Benhazir Bhutto, traquant notamment les contrats d’armement – dont Agosta – susceptibles d’avoir généré de profitables pots-de-vin. Enquêtes dont le contenu allèche désormais le juge Trévidic."
lien direct : http://www.francesoir.fr/faits-divers/2010/01/23/karachi-attentat.html